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Sport "de filles", sport "de mecs"... : ils vivent le syndrome "Billy Elliot" !

Copyrights: Eric Le Bel - Flickr

Sport "de filles", sport "de mecs"... : ils vivent le syndrome "Billy Elliot" !

Pratiquer un sport à image virile quand on est une fille, ou « gracieux » quand on est un garçon, c’est le quotidien de Pauline, Silouane, Peterson et Charlyne. Ils racontent leurs espoirs, les obstacles relatifs aux préjugés qu'ils ont du surmonter et, comment, au fil du temps, ils se sont épanouis dans leur passion.

Pauline, 18 ans, fait du rugby depuis qu'elle est toute petite. Comme elle, ils sont plusieurs en France à pratiquer un sport plutôt « réservé », dans les esprits et les statistiques, au sexe opposé. Peterson, 18 ans, est ainsi l'un des seuls garçons à exercer la gymnastique rythmique en France. Âgé de 25 ans, Silouane est nageur synchronisé dans l'un des rares clubs ouverts aux garçons. Quant à Charlyne, 19 ans, elle fait de la lutte depuis l'âge de 6 ans. En choisissant leur sport, certains d'entre eux ont subi l'ignorance ou le poids des idées reçues, mais aussi suscité l'admiration. Ils racontent de quelle façon leur engouement, leur détermination et le soutien de leur entourage leur ont permis de progresser et de vivre leur sport à fond.

La découverte, une histoire de curiosité ou de famille

C'est par curiosité que Peterson, 18 ans, et Silouane, 25 ans, se sont lancés dans leur discipline, bien que pratiquée par peu de garçons en France. Nageur depuis vingt ans, Silouane a ainsi plongé « dans le bain » de la natation synchronisée. « Je voulais compléter ma pratique de nageur par quelque chose de différent. » De son côté, Peterson a découvert la gymnastique rythmique à 10 ans, sur YouTube. Son sport est un mélange de danse et de gym avec des rubans, cerceaux et ballons. « Il y avait de la contorsion, du jonglage... ça m'a rappelé le cirque, que j'avais pratiqué quand j'étais plus petit. » Pour les étudiantes Charlyne et Pauline, rugbywoman et lutteuse, le sport est une histoire de famille.

Quand on me mettait devant un match de rugby à la télé, j'arrêtais de pleurer,

se souvient Pauline, qui a hérité sa passion de son grand-père. Charlyne, elle, tient son goût pour la lutte de sa maman, entraîneuse. « Petite, j'étais en surpoids, raconte la jeune femme. Puis un jour, ma mère m'a emmené avec elle à un entraînement... ». D'abord « intimidée », Charlyne a très vite été séduite.

Se doucher « avant ou après » quand il manque des vestiaires

Silouane s'estime « chanceux » d'avoir trouvé, dans sa ville, un club avec une section mixte de natation synchronisée. Mais d'autres, comme Peterson, ont eu plus de difficultés. Dans la plupart des pays, sa discipline n'est pas ouverte aux garçons. « Au début, la présidente du club ne voulait pas que j'intègre le groupe, se souvient l'étudiant. Puis j'ai passé un test et elle a accepté. »

Bien qu'étant la seule fille, Charlyne a choisi de pratiquer au club de sa mère. « Sa présence m'a rassurée. Elle me poussait à aller vers les garçons. »  De 6 à 15 ans, Pauline a été « la seule fille » de son école de rugby, même si elles sont aujourd'hui « plus nombreuses », nuance-t-elle. « En tournoi, j'avais mon propre vestiaire. Et quand il n'y en avait pas, je me douchais avant ou après les garçons. » Pour les vestiaires, Peterson, lui, doit souvent s'adapter. « En compétition de gymnastique, il n'y a qu'un vestiaire par club. Soit j'attends que les filles terminent... soit je me change dans les toilettes. »

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Published

Wednesday, March 29, 2017 - 14:54