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Un projet S&D doit-il nécessairement prendre place dans un pays dit « en développement » ?

Un projet S&D doit-il nécessairement prendre place dans un pays dit « en développement » ?

Lorsque qu’un projet Sport et Développement est évoqué, beaucoup s’imaginent que ce dernier est destiné à un pays en développement. Cependant, qu’en est-il des projets mis en place dans des pays tels que le Canada, la France ou la Suisse, où le sport est aussi utilisé à des fins sociales? Peuvent-ils également être considérés comme des projets de « développement » ?

La définition du terme « développement » n’étant pas universelle et unanime, il est difficile de définir exactement à qui s’adresse un projet S&D. Généralement, le domaine du développement s’intéresse aux pays moins développés socialement et économiquement. Cependant, le terme « développement » semble également être lié à des changements sociaux recherchés par certaines sociétés du Nord qui ne sont a priori pas concernées par l’aide au développement à proprement parler.

Le même outil pour tous
Lorsqu’on parle de développement par le sport, il est possible de se demander si faire une distinction entre les programmes du Sud et ceux du Nord est nécessaire. Evidemment, les besoins et les ressources à disposition pour mettre en place de tels projets ne sont pas identiques de part et d’autre. Cependant, il est intéressant de voir qu’un même outil – le sport – peut être utilisé à des fins semblables dans des contextes totalement différents.

Une amélioration est toujours possible

L’une des raisons qui poussent les organisations sociales et de développement à utiliser le sport dans un grand nombre de pays du monde est que, peu importe la situation socio-économique du pays, une amélioration des conditions de vie des individus est toujours possible. A l’heure actuelle, des inégalités persistent dans des pays considérés comme « riche » et « développé », et le sport, pour autant qu’il soit utilisé de manière adéquate, peut agir comme un puissant outil de changement social.

Quelques exemples, au Nord et au Sud
Tout autour du globe, le sport est utilisé comme outil afin d’atteindre des objectifs précis et variés. En France, par exemple, PL4Y International utilise le sport comme outil de mobilisation, de transmission et d’apprentissage, alors que l’association Algernon cherche à rassembler personnes en situation de handicap et personnes « valides » au travers de la Course de l’Intégration. Au Sénégal, les Big Bang Ballers cherchent à favoriser la rencontre au travers du basketball. De son côté, l’association Ping Sans Frontières utilise le tennis de table comme vecteur d'éducation et d'insertion dans différents pays d’Afrique. Enfin, au Canada, l’organisme DesEquilibres utilise le sport comme un outil de développement psychosocial auprès des jeunes en difficulté.

Avec tous ces beaux exemples de projets de développement par le sport, favoriser l’échange de connaissances entre le Nord et le Sud semble finalement beaucoup plus important que de définir qui entre réellement dans la catégorie « développement ».

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Camille Borer

Published

Monday, February 9, 2015 - 07:00

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