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Construire une paix positive à travers le sport

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Construire une paix positive à travers le sport

Parce que le terme de « paix » est relativement large et souvent sujet à interprétation et aux changements de contextes, ses liens avec le sport peuvent être forts et méritent d’être spécifiquement pris en compte dans tout le secteur du développement.

Parce que le terme de « paix » est relativement large et souvent sujet à interprétation et aux changements de contextes, ses liens avec le sport peuvent être forts et méritent d’être spécifiquement pris en compte dans tout le secteur du développement.

La paix est communément définie par contraste avec la guerre. Les deux mots sont certes opposés, mais chacun d’eux revêt plusieurs significations distinctes qui peuvent être comprises différemment selon les personnes.

Souvent considéré comme le principal fondateur des études de paix et de conflits, Johan Galtung a cherché à faire la différence entre les types de paix et à encourager la précision de l’utilisation de ce terme afin de le rendre plus objectif à l’échelle internationale.

Différents types de paix

Il en arriva à deux types de paix : la paix dite « négative » et celle dite « positive ».

La paix négative se réfère au sens commun du mot, à savoir à l’absence de conflits violents. C’est la version la plus passive de la paix, le pendant à la guerre.

La paix positive est une version plus active décrite comme une paix qui rassemble les communautés et les sociétés autour d’une justice sociale inclusive, la dignité, des opportunités égales et une équitable distribution des ressources.

En ce sens, la paix positive est dynamique et continuelle ; elle demande plus qu’une absence de conflits violents. Même les communautés et les États qui bénéficient d’un relatif accès égal aux droits et aux opportunités peuvent et devraient encore progresser vers des niveaux plus élevés de paix positive. 

La paix positive à travers le sport


Etant donnée cette définition, il semble que le sport en général et les initiatives du S&D en particulier peuvent avoir un impact significatif sur la façon dont on construit la paix positive.

Les praticiens du S&D se réfèrent souvent au sport comme un appât qui attire les individus vers les avantages que les initiatives liées au développement cherchent à promouvoir. Ces avantages ne sont pas différents des autres initiatives de paix positive qui n’utilisent pas le sport comme accroche.

Toutes les initiatives de développement devraient chercher à encourager la justice sociale et l’accès égal aux choses dont nous devrions tous bénéficier, peu importe notre lieu de naissance ou celui où nous vivons.

En promouvant la santé physique et mentale et en partageant des valeurs d’inclusion et d’accessibilité, le sport ne fait que cela. Par ailleurs, les initiatives du S&D participent de la paix positive en recourant à un langage universel compris de tous et peuvent éduquer au-delà du cadre physique d’un programme donné.

Bien qu’une balle ne puisse pas ralentir un char, elle peut encore être utilisée pour valoriser, éduquer et finalement, pour changer le monde par l’établissement d’une paix positive. Jouer est inhérent aux humains et le sport est l’extension de ce caractère qui peut servir l’humanité.

Si nous considérons la paix d’après les écrits de Galtung, il semble qu’un engagement global pour établir une paix positive soit facilité et rendu accessible par le sport.

Il y a d’innombrables initiatives qui servent d’exemples sur la façon dont le sport promeut la paix positive et le succès croissant de la Journée internationale du sport pour le développement et la paix (JISDP) est le témoin de l’importance de cette relation unique.

[Cet article a été traduit par l’Equipe Opérationnelle sur la base d’un article paru sur sportanddev le 15 avril 2015]

 

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News

Author

Bradley Castelli

Published

Tuesday, April 21, 2015 - 23:00

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