You are here

L’activité physique adaptée, pour rester durablement en bonne santé

Copyrights: Shutterstock

L’activité physique adaptée, pour rester durablement en bonne santé

Damien Vitiello, enseignant-chercheur spécialisé en physiologie de l'exercice et de l'entraînement à l’Université de Paris, démontre le potentiel de l’activité physique adaptée en matière de bonne santé.

Les bienfaits de l’activité physique pour la santé sont désormais bien connus. Au point que celle-ci peut désormais être prescrite par le médecin, que ce soit à des personnes saines, à des personnes souffrant de maladies chroniques, où à des personnes dont l’état de santé pourrait en bénéficier (personnes âgées, femmes enceintes…).

Mais tous les sports n’exercent pas les mêmes contraintes sur le corps, d’où l’importance de choisir ceux qui seront les plus adaptés à notre état physique. Si l’on souhaite, par exemple, se remettre au tennis après une longue période d’interruption, mieux vaut auparavant retrouver une bonne condition cardiaque et surveiller ses articulations, car ce sport les met à rude épreuve !

Orienter correctement ses choix, avec un objectif de santé, c’est tout l’objet de l’activité physique adaptée. Explications.

L’activité physique adaptée, qu’est-ce que c’est ?

Lorsqu’elle est pratiquée de manière régulière, l’activité physique exerce sur l’organisme deux types de contraintes, qui sont à l’origine de ses effets bénéfiques sur la santé. Les premières sont dites « contraintes dynamiques ». Elles influencent à la fois l’activation du système cardiovasculaire et du système respiratoire, en augmentant les fréquences du cœur et des poumons, ainsi que les débits cardiaque et pulmonaire. Seconde catégorie de contraintes, les contraintes statiques influencent quant à elles l’activité du système vasculaire, ce qui se traduit par exemple par l’augmentation de la pression artérielle dans la grande circulation.

On classifie les activités physiques et sportives sur la base des contraintes qu’elles produisent, ainsi qu’en fonction d’indicateurs physiologiques précis, tels que le pourcentage de la consommation maximale d’oxygène (VO2max) ou la force maximale volontaire. Le tai-chi ou la pétanque imposent par exemple à leurs pratiquants moins de contraintes stato-dynamiques que l’aquagym ou le handball, lesquels sont eux-mêmes source de contraintes plus modérées que le rameur en salle ou la boxe (EN).

Cette classification permet d’adapter au mieux la pratique sportive à chacun. En France, la définition de l’activité physique adaptée (APA) est donnée par le Code de la santé publique. Il s’agit de

la pratique dans un contexte d’activité du quotidien, de loisir, de sport ou d’exercices programmés, des mouvements corporels produits par les muscles squelettiques, basée sur les aptitudes et les motivations des personnes ayant des besoins spécifiques qui les empêchent de pratiquer dans des conditions ordinaires. »

Mais l’APA ne se limite pas aux patients à besoins spécifiques : elle est préconisée pour tout le monde, à tous les âges. Chacun peut en effet adapter la pratique de son activité physique dans le but d’améliorer sa santé (même si dans les cas des personnes sans problème de santé, on parle plutôt de « sport-santé » que d’APA).

Que l’on ait des besoins spécifiques ou que l’on souhaite juste bénéficier des bienfaits de l’activité physique, il est primordial dans les deux cas d’adapter l’intensité, la fréquence, le temps, le type et le volume des exercices physiques à ses capacités propres et à ses motivations pour atteindre les objectifs fixés. Cette adaptation doit en outre se faire en fonction de sa progression, afin que « la bonne dose » de pratique soit appliquée en permanence. C’est la condition sine qua none pour en retirer les meilleurs bénéfices sur le long terme.

About

Article type

News

Author

Damien Vitiello pour The Conversation

Published

Thursday, December 9, 2021 - 12:21