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Le sport solidaire : allié du développement par le sport ?

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Le sport solidaire : allié du développement par le sport ?

De plus en plus fréquemment, femmes, hommes, jeunes et moins jeunes sont prêts à relever des défis sportifs dans le but de récolter des fonds en faveur d’une organisation de leur choix. Qu’est-ce qui pousse cependant ces gens à se lancer dans de telles aventures ? Et est-ce que ce type d’action est une forme de développement par le sport ?

Lorsque nous parlons de Sport et Développement, nous pensons à l’utilisation du sport auprès de diverses populations dans le but d’aborder des problématiques liées à l’éducation, au genre, à la consolidation de la paix, etc.


Depuis quelques années, une autre façon de lier le sport et le développement semble cependant exister. En effet, au travers de toutes sortes de courses (à pieds, en vélo, en raquette,...) ou autres événements sportifs (parcours de kilomètres en surf, tournois,...), de plus en plus de personnes s’engagent à récolter des fonds et donnent de leur temps et de leur énergie pour soutenir une cause. De cette manière, leur utilisation du sport contribue à la création ou la continuation de projets humanitaires ou de développement. Néanmoins, s’agit-il également d’une sorte de développement par le sport ? Et qu’est-ce qui pousse ces individus à se lancer dans des défis sportifs « solidaire » ?

Pour Chris Harding, qui a récolté des fonds en faveur de la Saints Foundation et de Kick4Life, se lancer le défi de relier l’Angleterre au Lesotho à vélo constituait un excellent moyen de sensibiliser les gens sur les actions entreprises par ses deux partenaires. Pour lui, informer les gens sur ses expériences en relatant son aventure sportive sur son blog les a rendu plus enclin à donner ce qu’ils pouvaient. De plus, Chris dit : « Je préfère donner de mon temps et mon expérience plutôt que de l’argent. Ainsi, je le ressens de manière beaucoup plus personnelle ».

Sur le même sujet, Quentin, Mélik et Yvan, les trois Belges de « Bike to meet you », parlent quant à eux du vélo comme étant le meilleur moyen de transport pour à la fois prendre le temps de la rencontre et parcourir à un rythme soutenu les 30'000 kilomètres de leur périple à travers l’Europe, l’Afrique, l’Amérique du sud et l’Asie. Jointe à leur envie de dépasser leurs limites, la récolte de fonds en faveur des projets de développement du Centre national de coopération au développement (Belgique) est une manière de mobiliser les gens autour de la réfléxion sur la problématique universelle qu’est celle du droit à l’alimentation. Dans leur projet, le sport (acompagné notamment de l’aventure, de l’amitié et de la solidarité) est un atout pour convaincre et atteindre des donateurs que les méthodes de collecte classiques n’atteignent pas forcément.

Et qu’en est-il du réel lien entre parcourir des miliers de kilomètres à vélo et le développement par le sport ? Selon nos quatres cyclistes, il semblerait que les rencontres avec les populations locales soient le point fort de leur aventures respectives. Que ce soit auprès des personnes qui les suivent ou face à celles qu’ils croisent tout au long du voyage, les sportifs solidaires sont porteurs d’un message positif : faire du sport pour faire le lien entre des populations du Nord et du Sud.

Cependant, il est possible de se questionner sur l’investissement en temps que demande ce genre de projet. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Un engagement différent sur une durée identique ne serait-il pas plus efficace ? Ceci reste à méditer, mais dans tous les cas, les aventures respectives de Chris, Quentin, Mélik et Yvan sont une belle manière de créer des liens globaux qui semblent si souvent nécessaires au développement.

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News

Author

Camille Borer

Published

Wednesday, September 10, 2014 - 08:00

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