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Marlène Harnois : « Le sport, c’est une langue qui rassemble tout le monde. »

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Marlène Harnois : « Le sport, c’est une langue qui rassemble tout le monde. »

Elle a gagné sur toutes les scènes. Médaillée de bronze de taekwondo aux Jeux de Londres en 2012 et aux Championnats du monde un an plus tôt, mais aussi double championne d’Europe, Marlène Harnois a mis un terme à sa riche carrière sportive en 2013. Depuis, la taekwondiste franco-canadienne milite pour la paix à travers le sport. Rencontre avec une sportive engagée.

ÀBLOCK! : À l’issue de ta carrière de sportive de haut-niveau, tu as décidé de partager ton expérience et ton expertise pour promouvoir la paix dans le monde via le sport. Comment est né ton engagement ?

Marlène Harnois : J’ai toujours eu envie de m’engager. Depuis que je suis jeune, j’ai toujours rêvé de participer à une action humanitaire. Durant ma carrière, j’étais impliquée dans une association qui s’appelle « Un maillot pour la vie » et qui vise à donner de l’espoir à de jeunes enfants hospitalisés.

Tu es très engagée pour promouvoir le sport et ses valeurs en Afrique. Qu’est-ce qui a motivé ton choix ?

Au cours de ma carrière, j’ai voyagé partout à travers le monde mais je n’étais jamais allée en Afrique subsaharienne.  J’ai côtoyé beaucoup d’athlètes qui venaient de pays africains francophones et l’Afrique est un continent où le taekwondo est très développé. Toutes ces raisons ont fait que je me suis dit : « Pourquoi pas ? ».

Quelles ont été les premières actions que tu as menées ?

Je suis partie à Dakar faire des tournées dans les écoles afin de contribuer au développement de la pratique sportive. Dans la foulée, je suis allée en Côte d’Ivoire. Lorsque je suis arrivée à Abidjan, j’ai rencontré Cheick Cissé et Ruth Gbagbi, deux prodiges de 18 et 19 ans qui s’entrainaient sur le parking d’une école, sans moyen matériel. J’ai été frappée par leur talent. Pour moi, ils avaient le potentiel pour être champions olympiques. J’ai décidé de rester à Abidjan et j’ai mis en place une fondation « Heart Angel » afin de les soutenir et les accompagner dans l’aventure olympique. Aux Jeux de Rio, en 2016, Cheick est devenu le premier champion olympique de l’Histoire de la Côte d’Ivoire et Ruth, la première femme médaillée olympique du pays.

Toi qui as gagné le bronze olympique à Londres en 2012, qu’as-tu ressenti lorsque tu les as vu monter sur le podium ?

C’était magique. Pour moi, ce 19 août 2016 est un des plus beaux jours de ma vie et un des plus puissants. Quand ils gagnent leur médaille, c’est tellement riche de sens ! C’est, non seulement une performance sportive, mais aussi une aventure humaine extraordinaire. Ce qui fait la force de cette médaille, c’est la synergie de toutes nos compétences. Eux avaient un talent physique, stratégique et tactique et moi, j’ai pu leur amener mon expérience. La combinaison de nos forces a rendu la suite possible.

Par la suite, tu t’es engagée aux côtés de « Peace and Sport », une organisation internationale dont l’objectif est d’utiliser le sport et ses valeurs comme instrument de paix à travers le monde…

Après ça, je me suis demandé comment redéfinir mon engagement. Je connaissais l’action de « Peace and Sport », j’ai donc pris contact avec eux et je suis devenue ambassadrice pour intégrer le collectif des Champions de la paix.

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Sophie Danger pour ÀBLOCK!

Published

Thursday, November 26, 2020 - 13:40