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Réfugié irakien, Abbas s'est intégré en Creuse à grandes enjambées grâce à la course à pied

Copyrights: Bruno Barlier

Réfugié irakien, Abbas s'est intégré en Creuse à grandes enjambées grâce à la course à pied

Arrivé en Creuse en février 2016, Abbas, réfugié irakien, s’est bien intégré. Désormais à Paris, il veut faire des études et courir le marathon.

Abbas en a fait du chemin. Et pas seulement en courant. Le réfugié irakien de 34 ans est arrivé en Creuse il y a trois ans. Ne balbutiant que quelques mots de français. Aujourd’hui, il étudie à l’ESCP Europe de Paris pour tenter d’obtenir un niveau suffisant en français afin de poursuivre ses études d’agronomie. Il avait déjà obtenu des diplômes dans le domaine avant d’arriver en France mais il attend de voir si son équivalence sera acceptée.

Exilé à Paris, il retourne régulièrement en Creuse

« La grammaire, c’est difficile, mais j’y arrive. » Il fait des progrès chaque jour. Si bien qu’aujourd’hui, il peut aisément tenir une discussion. Il a commencé ses cours de langues à Paris à la fin du mois de janvier et va les poursuivre jusqu’à fin avril.

Après deux ans et demi en Creuse, Abbas se familiarise avec la vie à Paris. « Par rapport à la Creuse, c’est quand même différent. J’aime beaucoup les petites villes et la Creuse me manque, mais à Paris il y a plus de possibilités pour les migrants. » Et puis Abbas retourne régulièrement dans son département d’adoption. Ne serait-ce que pour retrouver ses camarades l’équipe de course à pied de Glénic Sport Nature.

Quelques semaines après son arrivée en Creuse, il s’était licencié dans le club creusois. Une deuxième famille. « On l’a aidé dans ses démarches et on lui a apporté du soutien quand il traversait une période d’incertitude par rapport à son permis de séjour », précise Jean-Paul Léger, le président du club.

Et Abbas le leur rend bien. Il a décidé de rester licencié au club, même en vivant à distance. Et il participe à des courses locales dès qu’il en a l’occasion. « Il fait partie des meubles maintenant », sourit le président.

En pleine préparation du marathon de Paris

À ses débuts à Glénic, Abbas courrait sur de courtes distances. Mais très vite, il a décidé d’augmenter la cadence. Jusqu’à préparer le marathon de Paris, qui aura lieu le 14 avril. C’est Jean-Paul qui lui prépare son plan d’entraînement à distance. « Je pense qu’il peut viser les 3 heures 15, il en a les capacités. À l’image de ce qu’il est dans la vie, pendant une course, c’est un battant, il ne lâche jamais rien. »

L’Irakien court 4 à 5 fois par semaine dans la capitale. Et il surveille son alimentation. « Je mange peu de viande, j’essaie de privilégier les légumes et les fruits. » Il s’apprête à courir le semi-marathon de Paris ce dimanche. Un premier pas vers les 42.195 kilomètres de la distance reine.

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Author

Romain Conversin pour LA MONTAGNE

Published

Thursday, March 14, 2019 - 10:11