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Repenser le sport comme outil social

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Repenser le sport comme outil social

Permettre aux étudiants, professionnels et personnes concernées de confronter leurs idées sur le thème de l’éducation par le sport, tel était le but d’une table-ronde qui a récemment été organisée à Paris.

Dans le cadre de la conférence « Le sport, moteur pour l’éducation » organisée par Horizon Sport le mardi 16 décembre dernier, plusieurs acteurs du domaine de l’éducation par le sport ont été réunis pour participer à une table-ronde dont la question était : « Repenser le sport comme outil social : les pays du Sud en avance ? »

Parmi les invités, se trouvaient Laurence Fisher (triple championne du monde de karaté et marraine de Pl4y International), Jean-Michel Sautreau (président de l’USEP et administrateur du CNOSF), Pierre Hervé Gauthier (Président de la fondation Robert Abdesselam) et David Blough (Directeur de Pl4y International).

Dans un débat animé par le journaliste Vincent Edin, les quatre personnalités ont pris la parole sur différents thèmes. Voici un résumé des discussions.

Bienfaits du sport et manque de moyens
Où et quel qu’il soit, un enfant a besoin d’un cadre pour grandir et devenir un citoyen. En permettant à l’enfant d’entrer en relation avec les autres et avec soi, le sport participe ainsi à son évolution. Dans un programme, un accompagnement bienveillant est important : selon Laurence Fisher, l’essentiel est de transmettre les connaissances et valeurs par « amour » pour ce qu’on fait. Malheureusement, le manque de moyens semble parfois se mettre en travers de la mise en place d’initiatives favorisant le développement des jeunes par le sport.

Etat d’esprit et culture du sport
Pour Pierre Hervé Gauthier, il s’agit d’une question d’état d’esprit. En effet, malgré la vétusté de certains équipements, il est toujours possible d’organiser des activités sportives. Le manque de moyen n’est pas le seul problème, la notion de culture est également importante : pourquoi, au lieu de stéréotyper les sportifs comme peu intelligents, ne pas mettre davantage d’énergie dans l’intégration du sport à la vie quotidienne et féliciter les associations qui change ces mentalités, par exemple ?

Innovation
Un projet se réfléchit, se prépare et demande de l’imagination, car il faut parfois savoir innover. Lors du débat, la question de l’origine de l’innovation dans le domaine du développement par le sport s’est posée. La réponse des invités ? L’innovation vient autant du Sud que du Nord. En effet, d’une part, côté Sud, on retrouve l’envie d’apprendre, de changer les choses et on sait comment « faire plus avec moins ». Côté Nord, on prend le temps de développer des programmes en s’inspirant sur ce qui est fait au Sud, tel que le concept de « Playdagogie », développé par Pl4y International en fonction de ce qui a été appris sur le terrain.

Valorisation
L’un des points forts de la Playdagogie est l’implication des éducateurs sportifs scolaires dans l’application du programme. Repris par les autres invités, cet élément semble faire l’unanimité : pour améliorer les programmes de développement par le sport, il faut intégrer davantage de sport dans les écoles et, surtout, valoriser le statut des éducateurs sportifs, qui doivent encore souvent (en France, notamment) se lier à un autre enseignant afin que la valeur de son projet éducatif soit reconnue.

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Camille Borer

Published

Wednesday, December 31, 2014 - 07:00

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