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Une journée du réfugié 2017 sous le signe du sport

Copyrights: Hélène Bennès

Une journée du réfugié 2017 sous le signe du sport

Le 18 juin dernier, le quartier du Schoenberg à Fribourg a accueilli une centaine de jeunes et d’enfants lors d’une rencontre sportive organisée dans le cadre de la journée nationale du réfugié.

En ce dimanche de juin, le soleil brillait sur le Schoenberg, grand quartier périphérique de la ville de Fribourg. La rencontre visant à rassembler sous le signe du sport les enfants et les jeunes du quartier, des centres d’animation socioculturelle du Jura et de la Basse-Ville, des foyers ORS et les jeunes réfugiés désormais statutaires mais étant toujours suivis par Caritas Suisse s’est déroulée au Centre d'animation socioculturelle du Schoenberg. L’objectif de cette rencontre était d’encourager les enfants à faire du sport à travers diverses initiations, pour qu’ils découvrent ensemble des pratiques sportives et puissent être orientés par la suite vers des clubs. Au programme : de la danse, de la boxe, du football, du basket, mais aussi des disciplines moins populaires telles que le yoga, la capoeira ou le kung-fu.

Seda Sargsyan, qui a été animatrice au centre du Schoenberg et travaille maintenant au Département administration de Caritas Suisse a géré l’organisation de cette journée sportive. Pour Seda,

Le sport est le moyen le plus simple pour communiquer, l’approche la plus simple humainement parlant. Le sport rassemble sans qu’il y ait besoin de parler.

Sema, quant à elle, a grandi dans le quartier du Schoenberg. Elle est une habituée du centre de loisirs, mais vient surtout en « passagère » depuis qu’elle travaille comme coiffeuse. Sema est venue participer à l’initiation à la boxe, même si elle n’est plus une débutante. « La boxe est un sport technique et aussi un bon défouloir. La boxe apprend la discipline, à se défendre et permet de se sentir bien », explique-t-elle.

C’est Antonio Carvalho, entraineur de boxe depuis 15 ans à l’association REPER et lui-même fils de réfugié, qui a été contacté par Caritas pour mener cette initiation. Pour Antonio,

Le sport sert à socialiser, à rassembler, à partager. C’est un outil qui fonctionne systématiquement, surtout avec les jeunes.

Avant, REPER proposait aux enfants de migrants nés en Suisse des activités sportives et d’aide aux devoirs. Mais depuis deux ans, l’association accueille aussi des jeunes réfugiés et requérants d’asile. Antonio souligne d’ailleurs qu’il n’est pas toujours aisé de travailler avec ces jeunes du fait des traumatismes liés à leur vécu. En 2015, près de 1,4 millions de demandes d’asile ont été déposées en Europe dont 39 523 en Suisse, 27 207 en 2016 et 4731 pour le premier trimestre 20171. Le Département Fribourg de Caritas Suisse a été mandaté par le canton comme responsable de la prise en charge des réfugiés statutaires. Aujourd’hui, l’antenne romande encadre environ 1500 personnes, favorise leur intégration à travers un accompagnement social, financier, au logement et met en place diverses mesures d’insertion sociale (cours de langue…).

Selon un récent rapport de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), le « pic » de la crise des réfugiés serait « derrière nous ». Les pays de l’OCDE doivent maintenant permettre aux réfugiés de s’installer et de s’intégrer dans leur société d’accueil. Le sport, qui reste une approche privilégiée pour l’intégration des personnes migrantes, aura sans aucun doute un rôle à jouer.

1 Chiffres Secrétariat d’Etat aux migrations

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Published

Wednesday, July 19, 2017 - 15:40